Définition
Le soft money (Soft Money) regroupe les sources de financement qui n'impliquent pas de remboursement proportionnel aux recettes d'exploitation. Ce sont principalement les subventions publiques, aides régionales, crédits d'impôt et apports de diffuseurs sous forme de préachats non recouvrables.
Sources typiques de soft money
En France, les principales sources incluent les aides du CNC (avance sur recettes, soutien automatique, aide au développement), les aides régionales, le crédit d'impôt cinéma, les apports SOFICA et les fonds européens comme Eurimages ou Europe Creative MEDIA.
Soft money vs hard money
Contrairement au hard money (investissements privés, prêts bancaires, minimums garantis) qui se recoupent sur les recettes, le soft money n'entre généralement pas dans la cascade de recettes. Il réduit donc le montant que les investisseurs doivent récupérer avant que le producteur ne perçoive ses bénéfices.
Part dans le financement français
Sur les films d'initiative française, le financement public (CNC, régions, crédit d'impôt) représente en moyenne 25 à 30 % du budget total. Pour les films à petit budget (moins d'un million d'euros), cette part est souvent plus faible, car les diffuseurs TV interviennent moins sur ces projets.
Astuce : maximisez votre soft money en combinant aides nationales, régionales et européennes. Vérifiez les règles de cumul des aides et le plafond d'aides publiques pour rester en conformité.
Stratégie de financement
Un ratio élevé de soft money renforce la solidité du plan de financement et rassure les investisseurs privés. Consultez notre article sur le financement et les aides disponibles pour identifier toutes les sources mobilisables.
